Depuis quelques années, un schéma se répète :
Covid : confinement massif, suspension des libertés, QR codes.
Climat : culpabilisation permanente, interdictions, restrictions.
Agriculture : normes, charges, mise à mort économique des exploitations.
Élevage : réduction des cheptels, pression réglementaire, décroissance imposée.
On ne peut que remarquer la multiplication des abattages de masse de canards ou de dindes en raison de la grippe aviaire, de porcs en raison de la peste porcine, de bovins en raison de la tuberculose.
À chaque fois, le même logiciel : la peur justifie l’urgence, puis l’obéissance, et enfin l’irréversibilité.
La gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) s’inscrit parfaitement dans cette logique.
Elle permet d’imposer, sous couvert de science, une politique du fait accompli : des élevages détruits en quelques heures, des années de travail anéanties, des paysans sommés de se taire au nom de la biosécurité.
La vache n’est plus un animal. Elle devient une variable de risque, une ligne comptable, un problème à supprimer.
La DNC pose une question centrale, qui dépasse largement le monde agricole :
jusqu’où sommes-nous prêts à accepter que le vivant soit géré comme un stock constitué « d’unités bovines » (sic) ?
Hier, des vaches. Aujourd’hui, des élevages entiers. Demain, des populations jugées « à risque », « non conformes », « non essentielles » ?
La logique est la même : simplifier, standardiser, éliminer l’imprévu, gouverner par la peur.


