Abattage rituel: l’enquête choc de l’OABA
L’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) vient de publier une enquête sur l’abattage sans étourdissement en France. Selon l’association, plus d’un abattoir sur deux disposerait aujourd’hui d’une dérogation autorisant l’abattage rituel sans insensibilisation préalable des animaux.L’enquête de l’OABA ne se contente pas de dénoncer une pratique : elle met en lumière un système entier que l’association juge opaque et devenu, selon ses termes, « la norme ». Une pratique dérogatoire devenue massive En France, la règle générale impose l’étourdissement des animaux avant leur mise à mort. Cette obligation découle notamment du décret dit « d’abattage humanitaire » de 1964, obtenu après des années de mobilisation de l’OABA. L’objectif est d’éviter que l’animal soit conscient au moment de la saignée. Cependant, une exception existe pour les abattages rituels pratiqués dans les traditions halal et casher. Cette dérogation permet l’égorgement sans étourdissement préalable afin de respecter certaines prescriptions religieuses. Cette dérogation concernait uniquement les abattages visant à répondre aux exigences d’un public restreint de juifs et de musulmans. Elle ne devait être qu’exceptionnelle et conforme à un carnet de commandes. Des contrôles devaient être effectués régulièrement pour s’assurer du bon respect de cette dérogation. Malheureusement, une introduction massive de l’abattage rituel halal a totalement fait dériver cette autorisation : d’exception, elle est presque devenue la norme. L’enquête publiée par l’OABA en 2026 affirme que : Une pratique censée rester exceptionnelle serait progressivement devenue structurelle dans la filière viande française. Vigilance Halal affirme depuis sa création en 2012 que seul l’étourdissement préalable garantit des conditions sanitaires acceptables, ainsi qu’une véritable diminution de la souffrance animale. Par ailleurs, les cadences infernales imposées par les financiers de l’industrie de la viande rendent totalement incompatibles ces dernières avec le bien-être animal et le respect du consommateur (hygiène, transparence). Qui plus est, le débat autour de l’abattage sans étourdissement ne peut être compris sans évoquer sa dimension religieuse. Une dîme est prélevée pour chaque abattage rituel (entre quinze et vingt centimes le kilo). Cet argent part dans des circuits religieux opaques (synagogues, mosquées), et des enquêtes américaines et canadiennes ont d’ailleurs montré qu’il finançait parfois des groupes considérés comme terroristes. Cela est d’autant plus scandaleux, dans notre pays laïque de culture chrétienne, qu’une partie des viandes issues d’animaux abattus sans étourdissement se retrouve dans les circuits classiques sans étiquetage spécifique ! Ce phénomène est appelé la « complémentarité des circuits ». En pratique : À cela, il faut ajouter encore un point essentiel : pour des raisons économiques, on préfère souvent tout abattre en halal, vu la forte demande, et reverser l’énorme surplus dans le circuit traditionnel. Les consommateurs peuvent acheter, sans le savoir, de la viande provenant d’un abattage rituel et financer des circuits religieux ainsi qu’une souffrance animale insupportable. Cette absence d’information nourrit depuis longtemps les demandes d’un étiquetage obligatoire du mode d’abattage. Et il faudrait aller plus loin Plusieurs pays européens ont cependant choisi d’aller plus loin en interdisant totalement l’abattage sans étourdissement préalable. La Belgique, par exemple, a proscrit cette pratique dans plusieurs régions. Cette interdiction a ensuite été validée par la Cour européenne des droits de l’homme. L’Islande, la Norvège, la Suède, l’Autriche et la Suisse ont, de leur côté, rendu illégal l’abattage rituel sans étourdissement préalable. En France, le gouvernement est également critiqué pour son incapacité à fournir des données consolidées sur le nombre exact d’animaux concernés chaque année. L’OABA affirme qu’aucune collecte nationale fiable n’existe depuis plusieurs années. Cette opacité alimente évidemment les soupçons et les tensions. L’État français ne semble, pour l’heure, vouloir accorder aucune transparence aux consommateurs. Alors, compatriotes, protégeons-nous avec l’application « Suivez le Coq » ! Entièrement gratuite et sans inscription demandée, elle permet de connaître, en scannant le code d’abattage, si une viande est issue ou non d’un abattage rituel. Téléchargez-la vite sur le store de votre smartphone : « Suivez le Coq ». Et n’oubliez pas de faire un don : cette initiative populaire, sans aucun autre but que l’information du consommateur, ne vit que de votre générosité ! https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=KLGTC6Q2JAZPQ https://oaba.fr/enquete-1-abattoir-sur-2-abattage-sans-etourdissement-france/
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