Cher compatriote,

Je vous envoie cette letttre pour vous informer de nos actions devant la Justice. Laissez-moi vous dresser un état des lieux.

Le référé que nous avons déposé concernant l’Aïd-el-Kébir va être étudié, notamment les problématiques de souffrance animale et d’hygiène soulevées par la mise en place d’abattoirs temporaires. Selon la décision des juges, nous solliciterons éventuellement la Cour européenne de Justice, qui avait déjà donné raison à l’Etat flamand sur cette question, en 2018.

Toujours dans le cadre de l’Aïd, nous avons déposé plainte contre un syndicat public de Mulhouse, le SIVOM. Il proposait aux musulmans de se débarrasser des restes d’animaux abattus illégalement (dans la rue, dans leur jardin, dans leur baignoire, etc.) et de les mettre en déchetterie. L’abattage hors des lieux définis est pourtant un délit ! Il est tout bonnement scandaleux que l’Etat, via cette collectivité, favorise la clandestinité et la souffrance animale.

Nous continuons la bataille pour Erick Dick. Ce courageux cinéaste vendéen, lanceur d’alerte sur le halal, verra son jugement étudié par la Cour de cassation fin septembre. Nous avons déjà réussi, au procès en appel, à diviser par dix l’amende dont a écopé Erick. Nous comptons sur les juges pour invalider la condamnation en cassation.

Puis, nous engagerons un nouveau procès afin d’obtenir une relaxe méritée !

Après dix-huit mois de bataille, nous avons fini par obtenir le dossier d’interrogatoire, de garde à vue, d’intervention et de perquisition concernant notre secrétaire Dominique. Une accusation farfelue de trafic d’armes, entièrement démentie par la suite, avait servi de prétexte pour questionner Dominique sur ses activités au sein de notre association. Grâce à plusieurs avocats, notamment un conseil qui connaissait bien les procédures à suivre, nous avons obtenu, après une longue bataille, le dossier de notre secrétaire.

L’affaire a, bien entendu, débouché sur un non-lieu, les accusations étant vides de sens. Mais l’abus de pouvoir de la part de certaines personnes souhaitant nous nuire est difficile à avaler : il est impensable que nous nous laissions intimider ! Nous étudions actuellement les possibilités de riposter contre l’Etat.

Notre grande action contre la dérogation pour l’abattage rituel a pris son essor : nous avons déjà déposé une vingtaine de plaintes contre des préfectures qui l’accordent trop généreusement aux abattoirs. Concernant la Seine-et-Marne, procès que nous avions remporté fin 2018, la Cour d’appel de Paris vient d’enjoindre à la préfecture d’exécuter le jugement.

En parallèle à l’action de fond sur les abattoirs, nous avons déposé une plainte au civil contre l’abattoir de Meaux (Seine-et-Marne), pour maltraitance animale. Nous disposons de preuves qui montrent que cet abattoir pratique le 100% halal, en toute illégalité. Nous irons jusqu’au bout de toutes ces procédures.

Nous voulons que le système invasif de l’égorgement rituel connaisse un vrai coup d’arrêt, avant son interdiction définitive. Ce n’est pas un doux rêve : plusieurs pays européens l’ont fait, nous pouvons aussi y parvenir ! C’est la raison qui me pousse à avancer et me battre, chaque jour.

Tant que vous serez à mes côtés, je continuerai d’y croire ! Merci encore pour votre soutien.

Alain de Peretti, président de Vigilance Halal

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