juillet 2026

Alerte: rappel de steaks hachés contaminés à Escherichia coli, ils provenaient d’un abattoir mixte

Un nouveau rappel de produits alimentaires a été publié le 16 juillet 2026. Il concerne des steaks hachés vendus exclusivement au marché de Sarp, dans les Hautes-Pyrénées. La contamination à la bactérie Escherichia coli (E. coli) a été détectée, entraînant un retrait immédiat du lot concerné. La viande en question provenait de l’abattoir de Saint-Gaudens, qui pratique l’abattage rituel, sans étourdissement préalable. Selon les informations diffusées sur la plateforme officielle RappelConso, gérée par le ministère de l’Économie, les steaks hachés de la marque SCIC des Abattoirs du Comminges présentent un risque sanitaire. Le produit a été commercialisé uniquement le 10 juillet 2026 lors du marché hebdomadaire de Sarp, une petite commune rurale du Comminges située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Toulouse. La date limite de consommation était fixée au 11 juillet 2026. Le lot concerné porte le numéro GTIN 2618718701. Il était conditionné sous vide dans un emballage plastique et conservé au réfrigérateur. La distribution s’est limitée à ce seul point de vente dans la région Occitanie. Il ne s’agit donc pas d’un rappel national, contrairement à d’autres opérations menées ces derniers mois sur des viandes hachées dans les grandes surfaces. La bactérie Escherichia coli est naturellement présente dans l’intestin des ruminants. Sa présence dans de la viande hachée peut résulter d’une contamination lors de l’abattage ou de la transformation. Contrairement à un steak entier, la viande hachée présente un risque accru car les bactéries sont réparties dans toute la masse du produit. Une cuisson insuffisante ne permet pas toujours de les éliminer complètement. L’abattage sans étourdissement augmente nettement les risques sanitaires: en effet, les régurgitations de l’animal souillent le cou (collier) de l’animal. Or, les liquides stomacaux qui composent ces régurgitations contiennent nombre de souches pathogènes de la bactérie E. Coli. C’est ce qui explique la forte augmentation des contamination à la viande en France, en particulier concernant les steak hachés. Ils sont généralement faits avec la viande du collier, moins prisée. Ce rappel s’inscrit dans une série d’alertes similaires enregistrées ces derniers mois en France. La plateforme RappelConso recense régulièrement des retraits de viandes hachées pour suspicion de contamination bactérienne. Mais l’absence de transparence sur le mode d’abattage de la viande empêche de se protéger réellement du problème. A Vigilance halal, nous alertons depuis douze ans sur ce phénomène, et réclamons un étiquetage de la viande abattue sans étourdissement. Mais les politiques jugent que ce serait discriminatoire… Ils choisissent la paix sociale contre la santé de leurs compatriotes! Pour vous éviter de consommer de la viande halal ou casher, un seul outil, gratuit et sans aucune contrepartie, financé uniquement par des dons: Suivez le coq! Retrouvez ici, sur une carte interactive, la liste de nos boucheries partenaires (qui vendent de la viande issue d’un abattage traditionnel) et téléchargez notre application sur IOS ou Android pour savoir si le produit à l’étal provient d’un abattage rituel, mixte ou conventionnel.

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Coupe du Monde 2030: le Maroc, pays hôte, veut exterminer 3000 chiens pour « nettoyer » ses rues

Ce soir, l’équipe de France affrontera le Maroc en quart de finale de la coupe du Monde de football 2026. Souhaitons bonne chance à nos Bleus, et bon match à tous. Mais derrière cette soirée se profile un événement bien bien scandaleux, mettant en jeu non seulement le Marco et le football, mais aussi la sensibilité à la condition animale dans certains pays. Le Maroc est co-organisateur de la Coupe du Monde de football 2030 avec l’Espagne et le Portugal, prépare activement l’événement planétaire. Parmi les nombreux chantiers d’infrastructures, de transports et de sécurité, un sujet sensible attire l’attention internationale : la gestion des chiens errants. Des rumeurs virales évoquent l’abattage de trois millions d’animaux pour « nettoyer » les rues avant l’arrivée des supporters. Les autorités marocaines démentent catégoriquement tout plan d’élimination massive et mettent en avant un virage vers des méthodes plus éthiques, centrées sur la stérilisation et la vaccination. Mais personne n’est dupe: entre enjeux de santé publique, image touristique et bien-être animal, on sait d’avance de quels côtés la balance va pencher. Les chiffres de la population de chiens errants au Maroc varient selon les acteurs. Le ministère de l’Intérieur estime la population canine errante entre 1,2 et 1,5 million d’individus. Des associations de défense des animaux avancent un chiffre plus élevé, parfois jusqu’à trois millions. Ces chiens posent certes des problèmes concrets : environ 100 000 morsures ou griffures sont recensées chaque année au Maroc, dont 40 % concernent des enfants de moins de 15 ans. La rage reste une préoccupation majeure, avec des cas mortels signalés régulièrement. Au-delà de la santé publique, la présence de meutes dans les villes touristiques (Marrakech, Agadir, Fès, Casablanca…) peut nuire à l’attractivité du pays lors d’un événement mondial qui attend des millions de visiteurs. Du culling traditionnel au virage TNVR de 2019Historiquement, le Maroc pratiquait l’abattage des chiens errants pour lutter contre la rage. Des dizaines de milliers d’animaux étaient éliminés chaque année dans les années 2010. En 2019, un accord interministériel (impliquant le ministère de l’Intérieur, l’ONSSA, le ministère de la Santé et l’Ordre national des vétérinaires) a marqué un tournant officiel : abandon progressif de l’élimination massive au profit de la méthode TNVR (Trap-Neuter-Vaccinate-Return, soit Capture-Stérilisation-Vaccination-Retour/Relâcher). Cette approche, validée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vise à stabiliser puis réduire durablement la population sans créer de vide écologique que d’autres chiens viendraient combler. Une circulaire de 2021 encourage les collectivités territoriales à l’appliquer. Des refuges ont été construits (une vingtaine pour un investissement d’environ 240 millions de dirhams) et des programmes de stérilisation-vaccination se développent, notamment autour de Rabat. Le plan annoncé et les engagements pour la Coupe du Monde 2030Dans le dossier de candidature officiel remis à la FIFA, le Maroc s’est engagé à interdire les abattages massifs à partir d’août 2024 et à développer des programmes de prise en charge des animaux errants. Les autorités affirment avoir tenu cet engagement. Mohamed Roudani, chef du département de l’hygiène et des espaces verts à la Direction générale des collectivités territoriales du ministère de l’Intérieur, a déclaré à plusieurs reprises : « Il n’existe aucune campagne d’abattage. Les informations faisant état d’un plan visant à éliminer trois millions de chiens errants avant la Coupe du monde 2030 sont sans aucun fondement. » Un projet de loi n° 19.25 relatif à la protection des animaux errants et à la prévention des dangers qu’ils peuvent engendrer a été adopté par le gouvernement et est examiné au Parlement. Ce texte vise à encadrer la gestion : identification obligatoire des animaux, création de centres de prise en charge, sanctions contre la cruauté (amendes et peines de prison pour abattage prémédité ou torture), tout en promouvant des solutions éthiques comme la TNVR. Des investissements continuent dans les refuges et les campagnes de stérilisation. Une vive controverse internationaleMalgré ces annonces, une coalition internationale d’associations (IAWPC, Fondation Brigitte Bardot, PETA, 30 Millions d’Amis, etc.) dénonce des pratiques persistantes d’abattage, de tirs à l’arme à feu, d’empoisonnement et de captures inhumaines dans plusieurs villes. Des vidéos et témoignages circulent sur les réseaux sociaux et dans les médias, montrant des chiens capturés avec des pinces métalliques, entassés dans des fourgons ou tués dans des conditions jugées inacceptables. Des personnalités comme Jane Goodall ou David Hallyday ont interpellé la FIFA, demandant des comptes et, dans certains cas, une suspension du statut de co-organisateur si les engagements ne sont pas respectés. Les ONG, dont la nôtre, estiment que le Mondial a accéléré un « nettoyage » des rues et que des chiens déjà stérilisés et relâchés par des associations sont parfois tués. Les autorités marocaines répondent que des efforts réels sont déployés, que la gestion est décentralisée (chaque commune gère localement) et qu’il existe parfois un vide juridique comblé progressivement par la future loi. Elles dénoncent une « campagne médiatique coordonnée » et soulignent que l’abattage n’est plus la politique officielle depuis plusieurs années. On demande à voir…

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